L’ambroisie, (ambrosia artemisiifolia), plante originaire d’Amérique du Nord, est arrivée dans nos régions et en France au XIXème siècle vraisemblablement dans des semences fourragères. Elle provoque des allergies importantes (rhinites, trachéites, conjonctivite, asthme…).
Gilles Clément, (célèbre jardinier-paysagiste) dans son ouvrage « Eloge des vagabondes », souligne qu’elle n’a connu une expansion considérable dans la région lyonnaise que depuis les années 1970 et qu’elle liée à l’expansion des grandes cultures, notamment le tournesol. Pour lutter contre cette plante, il préconise de changer les méthodes culturales et de pratiquer le « semi direct » sans labour, pour éviter de découvrir le sol à nu.
Cette idée est intéressante au niveau de la méthode : il faut étudier la cause réelle qui provoque la prolifération de l’espèce, cela peut éviter de recourir à des désherbants chimiques aussi nocifs à la santé humaine que le pollen de l’ambroisie.
Un exemple de lutte : depuis 5 ans dans la réserve naturelle des Ramières on a fait appel à un éleveur bio de moutons pour limiter la floraison de la plante dans le lit de la Drôme. En 2009, ce pâturage dirigé par un berger a permis d’agir sur une surface de 70 ha.
Sources : « épines drômoises » août 2010 n°157




D’après ce que j’observe dans ma région (Bourgogne du Sud),
l’espèce prolifère car les agriculteurs la laissent fleurir
et se semer anarchiquement, un peu partout.