La biodiversité, ça se cultive aussi !

27 juillet 2010
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Les variétés végétales et races animales dites « améliorées » ne sont performantes que dans des conditions uniformisées qui imposent d’artificialiser le milieu au moyen d’engrais chimiques et d’aliments pour bétail souvent importés.
Les plantes et les animaux « poussés au maximum », et sans lien avec le milieu dans lequel ils sont cultivés ou élevés, sont déséquilibrés et fragiles et doivent être protégés à coups de pesticides ou de médicaments chimiques.
La remise en cause du recours systématique à la chimie est indissociable de la promotion de variétés paysannes, adaptées au milieu naturel. Une pomme « Calville blanc d’hiver » nécessite bien moins de traitements qu’une « Golden », les blés de pays cultivés en agro-écologie ne nécessitent aucun traitement…

Actuellement, la quasi-totalité des semences utilisées par les agriculteurs sont achetées chaque année à leur coopérative, leur semencier ou leur pépiniériste : elles appartiennent à un nombre limité de variétés « commerciales », souvent dites « variétés améliorées » pour mieux s’adapter aux engrais chimiques et à la mécanisation des monocultures. La plupart d’entre elles ne sont plus reproductibles à long terme, ce qui est un cul-de-sac pour la diversité.

Criwar

sources : www.semencespaysannes.org – www.agirpourlenvironnement.org

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5 Responses to La biodiversité, ça se cultive aussi !

  1. ThT12 sur 16 août 2010 à 9 h 24 min

    Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que ces individus « amélioré » sont issue de croisement entre plein d’espèce. En effet, le but est souvent de sélectionner certain train de la plante ou de l’animal au détriment d’autre. Pour reprendre l’exemple de la pomme, on va sélectionner des arbres qui donne de belle pomme ronde assez grosse, mais cette sélection va par exemple se faire au détriment de la résistance à certain pathogène. Mais à l’inverse il est possible de sélectionner (toujours via des croisements) des pommiers résistant a tel ou tel pathogène. Certaine recherche notamment effectué par l’INRA vise a produire des variétés « naturellement » résistante à certain pathogène et ce de manière durable. Le but est belle est bien de ne plus avoir à utiliser ces pesticides.

    Il ne faut donc pas voir, ce qu’on appelle « l’amélioration » des plantes ou des animaux comme quelque chose de néfaste, mais plutôt comme un outils que l’on utilise depuis la préhistoire. A nous de voir ce qu’on en fait.

  2. Criwar sur 22 août 2010 à 10 h 43 min

    D’accord pour les recherches sur les résistances aux maladies mais
    une pomme résistante à « tel ou tel pathogène » ne va pas tout résoudre : une seule pomme cultivée sur tout le territoire, c’est vraiment une bonne idée ? la même en Normandie, en Auvergne, dans le Sud? Ces fameuses pommes « régionales » produits de recherches paysannes depuis des lunes qui fonctionnent bien localement, pourquoi les abandonner ? d’autant plus que des chercheurs continuent de travailler sur des cultures respectueuses de la biodiversité, et grâce aux connaissances nouvelles progressent dans les connaissances agricoles (agro-foresterie, …). Oui, il faut continuer de chercher mais sans abandonner toutes les variétés qui ont fait recette dans le passé et ne pas vouloir à tout prix empêcher les paysans d’utiliser leurs semences…

  3. ThT12 sur 23 août 2010 à 11 h 19 min

    L’idée n’est pas de perdre la biodiversité bien au contraire. Pour effectuer ces recherches, ils vont chercher des pommiers rustiques (l’ancètre du pommier en gros) pour utiliser leur gènes et donc utiliser cette biodiversité originel. D’autant plus que le résultat de ces recherches ont plutôt tendance a prouver que la variabilité permet de rendre ces résistances plus durable ! Donc je pense que tout ça va dans le même sens, mais la recherche prend du temps a ce faire, et surtout a être mise en place !
    Pour la question des semences et des agriculteurs, c’est là un vaste débats. Mais il ne faut pas forcement voir ça de manière complétement néfaste pour les paysans. Ce débats à été perturber par les discution sur le fameux gène ‘terminator’ de monsanto. Mais bien qu’il y ai des points négatifs a ne pas pouvoir utiliser ses semences, il y a aussi des points positifs !

  4. criwar sur 24 août 2010 à 11 h 34 min

    Quels points positifs?
    Le problème des semences paysannes n’est pas seulement Monsanto.
    C’est aussi la réglementation sur les semences et les plants, la pression des semenciers industriels qui tentent d’interdire ou de taxer les semences de ferme, d’interdire les échanges de semences entre agriculteurs et la commercialisation de semences à usage amateur alors que les textes internationaux les recommandent !
    Et c’est le manque de moyens des organismes de recherche publique, qui tendent à conserver les vieilles variétés « dans des frigos » sans les cultiver, ce qui ne leur permet pas de co-évoluer avec leur milieu.

  5. ThT12 sur 24 août 2010 à 13 h 47 min

    Je ne suis malheureusement pas expert dans ce domaine, donc j’ai peur de ne pas pouvoir argumenter cela comme il ce doit. Néanmoins, ces points positifs sont à chercher au niveau de la qualité des semences, qui est contrôlable pour les premier croisement, mais beaucoup moins après plusieurs année de culture en champs.

    Pour le reste je ne pense pas que ce sont uniquement les organisme de recherche publique qui sont à mettre en cause, mais aussi et surtout la pression des consommateurs.

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