La biodiversité, ça se cultive aussi !

Les variétés végétales et races animales dites « améliorées » ne sont performantes que dans des conditions uniformisées qui imposent d’artificialiser le milieu au moyen d’engrais chimiques et d’aliments pour bétail souvent importés.
Les plantes et les animaux « poussés au maximum », et sans lien avec le milieu dans lequel ils sont cultivés ou élevés, sont déséquilibrés et fragiles et doivent être protégés à coups de pesticides ou de médicaments chimiques.
La remise en cause du recours systématique à la chimie est indissociable de la promotion de variétés paysannes, adaptées au milieu naturel. Une pomme « Calville blanc d’hiver » nécessite bien moins de traitements qu’une « Golden », les blés de pays cultivés en agro-écologie ne nécessitent aucun traitement…

Actuellement, la quasi-totalité des semences utilisées par les agriculteurs sont achetées chaque année à leur coopérative, leur semencier ou leur pépiniériste : elles appartiennent à un nombre limité de variétés « commerciales », souvent dites « variétés améliorées » pour mieux s’adapter aux engrais chimiques et à la mécanisation des monocultures. La plupart d’entre elles ne sont plus reproductibles à long terme, ce qui est un cul-de-sac pour la diversité.

Criwar

sources : www.semencespaysannes.org – www.agirpourlenvironnement.org

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